samedi 3 février 2007

Sweet Louisiana

2 Février


Nous reprenons la route jusqu’à La Fayette, la capitale du territoire Cajun, l’Acadie aux Etats-Unis. Dès notre entrée dans la petite ville, nous nous sentons comme à la maison. Les gens sont heureux de pouvoir pratiquer leur français avec nous. Les anciens ne parlaient que français mais malheureusement la langue s’est perdue avec les générations.

Le petit monsieur de l’information touristique nous accueuille avec des colliers de carnaval (c’est mardi-gras à la fin du mois) et un gateau cajun délicieux, et nous indique les bonnes places pour gouter aux produits du terroir.

Déjeuner chez Dwyer’s, l’un des plus ancien resto de la ville. Enfin, un vrai repas équilibré plein de saveurs : okras, crevettes, riz jambalaya.... Un vrai régal!

Nous nous sentons vraiment bien à La Fayette, comme à la maison. Nous voulions faire une pause dès que nous trouverions un endroit agréable : nous l’avons trouvé!

Direction Lake Fausse Pointe State Park, un parc au milieu des bayous, pas très loin de La Fayette.

Nous avions a peine éteint le moteur que nos voisins nous invitaient à fêter avec eux l’anniversaire de Dean. Wow, cool! Au menu, gombo et salade de patates pilées, vin rouge et beaucoup de rires au bord du feu. Vraiment sympatiques ces Cajuns! Nous faisons déjà partie de la famille, comme si nous les connaissions depuis toujours. C’est fou! Nous aimons décidément beaucoup La Louisiane!

Dévastation

1er Février

Ca y est, nous avons quitté l’Alabama. Le « Welcome Center » du Mississipi nous accueille avec un bon café, des cartes, des sourires, des palmiers… et de la pluie! Ca tombe depuis ce matin, mais l’air est vraiment doux.


Dès notre arrivée au Mississipi, nous halucinons sur les routes : comme le sol est gorgé d’eau, des marécages à perte de vue, les routes ont été bâties sur pilotis, sur des kilomètres! Impressionant.



Nous arrivons à Gulfport en début de matinée, toujours sous la pluie. Montée d’adrénaline en apercevant l’océan au bout d’une rue, yes sir! Nous y sommes enfin. Ca sent bon l’iode, le sable est blanc. C’aurait pu être une vision idyllique si Katerina n’était pas passée par là en 2005. Nous ne nous attendions pas à un tel spectacle. La région est vraiment dévastée, un décor d’apocalypse. Plus aucune maison sur le bord de mer, les arbres arrachés, les gens campent littéralement sur leur terrain. Quelques optimistes reconstruisent mais la plupart préfèrent vendre leur terrain pour reconstruire plus loin dans les terres. On les comprend. Voir des images à la TV, c’est une chose, mais constater de ses yeux l’étendue des dégâts, 2 ans après, ça fait tout un choc.



Nous allons nous réconforter devant un plateau d’huîtres, chez Hooters. La serveuse nous raconte qu’ici, contrairement à La Nouvelle Orléans, les habitants se sont entraidés. Ceux qui n’avaient plus de maison se sont achetés des roulottes ou ont été hébergés chez des voisins plus chanceux. Les parcs et forêts nationaux ont été réquisitionnés pour reloger les sinistrés. Une madame nous raconte que 16 membres de sa famille ont vu leur maison pulvérisée, comme après une grosse explosion. Déprimant…
Peut-être que nous trouverons un endroit plus sec ou nous poser en Louisiane.




Traversée stressante de La Nouvelle-Orléans. Ici encore, les habitations sont dans un état lamentable, une odeur d’eau croupie flotte dans l’air. Seules les voitures sont flambant neuves, pas étonnant, il n’en restait plus beaucoup après le passage de Katerina.



Nous trouvons refuge dans un motel à Gonzales: nous méritons un bon lit et une douche chaude avant de nous dégoter un endroit ou camper.

mercredi 31 janvier 2007

Alabama bââh...


31 janvier - Autre jour, autre décor.

On quitte le Tennessee pour s’attaquer à l’Alabama. Arrêt à Grasden, petite ville au bord d’un lac, afin de nous trouver un accès Internet pour régler quelques affaires avec nos clients. Pat courre les rues de la ville, son téléphone Wifi en main à la recherche d’un signal. Assez drôle.
Nous ralentissons le rythme aujourd’hui et en profitons pour bichonner notre van. Réorganisation de l’aménagement intérieur, passage au Car Wash. Collage de stickers Canada et Québec sur notre titinne rutilante : il est temps de montrer nos couleurs. Nous avons constaté hier en déjeunant chez Denny’s qu’il valait mieux taire ma nationalité : les américains en veulent aux Français de ne pas les supporter dans la guerre en Irak et à voir tous les stickers « Support our troops », nous préférons faire profil bas. Je prendrai donc officieusement la nationalité québécoise pour le reste du voyage! Le décor change d’état en état, mais les drapeaux étoilés et les croix abondent partout. Jesus Loves You! Support Our Troops! Tout un peuple fanatisé, ça fait peur!
En Alabama, nous nous rendons vraiment compte de l’état de pauvreté de certains américains. Dès que nous sortons de l’autoroute, cloisonnée par une barrière d’arbres, une vérité sordide nous saute aux yeux. Habitations miteuses, cours à scraps à gogo, gens obèses et cheveux graisseux, les regards ahuris… on se croirait dans un mauvais film. Le boss du magasin ou nous nous arrêtons acheter une lampe nous explique que ses concitoyens ont tous viré fous à cause de l’apparition du Crystal Meth. Charmante région! Let’s get out of here FAST! Nous ne nous attarderons pas en Alabama. Même les routes font tristes mines. Direction le Golfe du Mexique et les bayous de la Louisiane : nous y serons sûrement dès demain.

Toujours plus au Sud!


30 janvier - Plus chaud, plus chaud…

Réveillés vers 4 heures du mat, fait frette dans le camp. On en profite pour tracer la route. Deux heures plus loin, le paysage se révèle à nous sous les premiers rayons du soleil. De jolies collines parsemées de… vaches en train de se dorer la pilule au soleil! L’herbe verdit, l’air se réchauffe tout doucement. C’est plutôt bucolique comme décor, on se croirait dans un épisode de la Petite Maison dans La Prairie. Belle Virginie, belles Appalaches. Ca nous donne le goût de se faire un pique-nique : arrêt à Pulaski, au bord de la rivière. Pat ouvre une bière au soleil, je troque mes bottes d’hiver contre des sandales d’été (merci Miloo!). Sourires sur nos faces.
Douche et dodo au Flying J de Knoxville (Tennessee), après s’être équipés d’une chaufferette au propane. Nous n’aurons pas froid cette nuit!

lundi 29 janvier 2007

Heading South, the engine running smooth...

Un petit mot rapide de dessous la couette: nous ne sommes pas encore sous les tropiques et il fait frette dans notre van. Mais nous sommes bien fatigués, on ne devrait pas avoir trop de mal a nous endormir... Longue route, beaux paysages, tout s'est bien passé, on a même réussi à passer les douanes!!! On a eu droit à une fouille complète. Ils ne devaient pas aimer notre look! Patrick s'est entrainé pour l'armée "yes sir! no sir!", ca avait l'air de flatter les douaniers... Ca a du leur plaire, ils nous ont laissé passer...

Sinon, pas de troubles sur le chemin. J'ai enfin pu voir les fameuses dindes sauvages. Enormes! On pensait que c'était des moutons noirs! Rien a voir avec des perdrix, en effet.

Demain, nous reprenons la route vers des contrées plus chaudes. Pas question de dormir avec une tuque sur la tete demain soir!

Mille becs à tous. Merci pour vos messages. Ca fait plaisir.

Bonne nuit....

jeudi 18 janvier 2007

lundi 15 janvier 2007

Plus que deux semaines avant le grand départ.

Nous avons déjà déménagé une bonne partie de la maison. Notre lit trône seul dans notre chambre complètement vide, exceptée la modeste pile de linge que nous emportons dans la van: paréos, costumes de bains, serviettes de plage... ça sent le soleil... Je regarde la neige tomber en gros flocons dehors, et un sourire s'esquisse malgré moi sur mes lèvres. héhé!

Nous avons reçu la soucoupe du satellite la semaine dernière. Pat l'a installée sur le toit de la maison et il s'entraîne depuis à parler avec les étoiles. Dès qu'il recevra un signal du satellite, nous pourrons accéder à Internet, de n'importe où, même au fond du bois ou sur la plage! Vive les nouvelles technologies!

Autre petite merveille de la technologie: nous nous sommes procurés un téléphone Wi-Fi. Ce téléphone fonctionne en VoiceOverIP, via Internet, et ce sans fil. Il se connecte automatique au réseau Internet le plus proche grâce au Wi-Fi. Ce qui fait que nous pouvons nous servir de notre ligne 514 comme si nous étions à la maison, de n'importe où sur la planète, à condition qu'il y ait un réseau Internet dans les parages. C'est magique.

La haute technologie au service de la simplicité volontaire!